Elles ne seront pas détaillées prestation par prestation, et détail après détail, cela serait trop long, et surtout rapidement obsolète. Néanmoins, le parti pris est de donner les informations principales de l'organisation et des points forts de différenciation de l'entreprise en elle-même.
Certainement singulière au sein des grandes entreprises de la location longue durée (LLD), Parcours, qui va fêter ses 15 ans, a su croitre de façon régulière et rentable.
Après un passage en bourse rapide en 2000, cette entreprise de 130 employés est aujourd'hui adossé à un fond d'investissement.
Elle gère la flotte de près de 2000 clients dont, contrairement aux idées reçues, près de 40% des parcs ont plus de 150 véhicules. Forte de 13 sites en France dont 2 possèdent un garage intégré, Parcours s'organise comme une confédération de PME. La majeure partie des fonctions opérationnelles, entretien, facturation... se gère ainsi en local.
Son positionnement est original, car elle incline son organisation et ses valeurs d'entreprise vers la pleine satisfaction du besoin client : le leitmotiv est la qualité de services avant tout.
Si cette formule, et cette attention, séduisent à juste titre, elle comporte cependant des limites.
Le commercial en charge du compte client est, à l'instar d'un équipier dans la restauration rapide, appelé sur tous les fronts, de l'accueil en agence, à la livraison, en passant par la restitution... Cette débauche d'énergie et de temps, ainsi que le profil des commerciaux de Parcours, laissent trop souvent de coté la dimension de conseil. C'est pourtant la source principale des économies engendrées par la lld (en terme de fiscalité par exemple).
La mission des commerciaux, et les préoccupations des dirigeants sont avant tout le service clé en main.
De plus, la croissance de cette entreprise est freinée par son mode de financement. Les fonds d'investissement ont tendance à pratiquer la politique du "Go and Stop". A une phase de croissance organique (avec par exemple l'ouverture d'une agence à Toulouse) succèdera une phase de stand-by, afin que l'actionnaire puisse opérer son retour sur investissement. Ce fonctionnement peut engendrer des soubresauts sur les tarifs et le développement du service.
Attention, donc de ne pas perdre le bénéfice tiré de cette qualité de service par l'absence de conseils stratégiques essentiels à une bonne gestion.

